KoRn nouvel album 2024 : 40 chansons pour retrouver leur identité

KoRn nouvel album 2024 : près de 40 chansons pour ne pas trahir leur identité

Vous pensiez que KoRn travaillait tranquillement sur un quinzième album studio ? La réalité est bien plus exigeante — et bien plus fascinante. Le guitariste James "Munky" Shaffer a levé le voile sur un processus de composition d’une intensité rare : près de 40 chansons écrites, retravaillées, démontées et parfois abandonnées, pour un disque encore sans date de sortie. Derrière cette accumulation se dessine une obsession : ne pas sortir un album "médiocre". Pour un groupe qui a vendu plus de 40 millions d’albums dans le monde et remporté deux Grammy Awards, l’enjeu dépasse largement la simple productivité créative.

Le KoRn nouvel album 2024 — prolongé dans sa gestation jusqu’en 2025 et au-delà — cristallise les tensions, les recompositions humaines et les ambitions artistiques d’un groupe qui refuse de se laisser fossiliser par sa propre légende.


"On a probablement écrit presque 40 chansons" : la confession de Munky

Dans une interview accordée à Rolling Stone Brasil, Munky a mis des mots sur ce que beaucoup pressentaient sans pouvoir le nommer.

💡 Citation directe : "Ça prend un temps fou. Je vous jure qu’on a probablement écrit presque 40 chansons, puis on les a retravaillées, démontées, reconstruites et parfois abandonnées. Aujourd’hui, on est devenus extrêmement exigeants avec ce qu’on fait."

Ce chiffre de quarante chansons dit quelque chose d’important sur la méthode KoRn en 2024-2025 : non pas l’inspiration foudroyante, mais le labeur méthodique. L’alchimie du rock alternatif ne tient pas ici à l’improvisation romantique, mais à un perfectionnisme presque artisanal.

Guitares et basses au centre, pas de virage électronique

Munky a précisé que le futur album resterait très centré sur les guitares et les basses, sans rupture électronique majeure. Une déclaration qui sonne comme une promesse — ou plutôt comme une ligne de défense.

Car depuis leurs expérimentations dubstep avec Untouchables puis leurs collaborations avec Skrillex, KoRn a toujours dû jongler entre fidélité à son ADN et tentation de la modernité. Cette fois, le curseur semble délibérément ramené vers l’origine.

📌 À retenir : Le prochain album de KoRn privilégiera les guitares lourdes et les basses organiques, écartant explicitement un virage vers les sonorités électroniques.

Ra Díaz, l’énergie nouvelle

Dans une interview distincte publiée par Bass Magazine et relayée par les sources disponibles, Roberto "Ra" Díaz — bassiste de Suicidal Tendencies, arrivé pour remplacer scéniquement Fieldy depuis 2021 — aurait insufflé une énergie nouvelle au travail de composition mené aux côtés du batteur Ray Luzier. La section rythmique est souvent la colonne vertébrale d’un album de metal alternatif. Sur ce quinzième disque, elle semble portée par un sang neuf.


Le départ de Fieldy : quand un pilier se retire en silence

L’histoire de ce futur album ne peut pas être racontée sans évoquer l’absence de Reginald "Fieldy" Arvizu, bassiste fondateur du groupe et architecte de ce son de basse claquant, presque percussif, qui a défini le nu-metal des années 1990.

En juin 2021, Fieldy avait lui-même annoncé qu’il ne participerait pas à la tournée du groupe, évoquant publiquement une rechute dans de "mauvaises habitudes" et la nécessité de se ressourcer. Ce retrait discret s’est progressivement transformé en éloignement durable.

"Il s’était en quelque sorte désengagé"

Munky, dans la même interview à Rolling Stone Brasil, a livré une lecture rétroactive de cette fracture — sans aigreur, mais sans fard non plus.

💡 Citation directe : "Sur les deux derniers albums, il s’était en quelque sorte désengagé. Essayer de l’impliquer devenait compliqué. Il restait quelques minutes pendant les sessions puis repartait, sans vraiment être concentré. J’ai l’impression qu’il avait perdu sa motivation."

Ce portrait est celui d’un homme qui s’éloigne non pas dans le scandale, mais dans l’épuisement. Trente ans de tournées, de studios, de cycles album-promotion-concert : KoRn n’a jamais vraiment laissé le silence s’installer.

Ni trahison, ni rupture

Ce qui frappe dans la version de Munky, c’est l’absence totale de ressentiment. Le guitariste insiste sur un point :

💡 Citation directe : "On ne lui en veut absolument pas. On veut juste qu’il soit heureux. Il ne semblait plus heureux dans cette vie de musicien professionnel."

Fait notable : malgré cet éloignement progressif, Fieldy avait tout de même participé à l’enregistrement de Requiem, l’album sorti en février 2022, classé numéro 1 au Billboard des albums hard rock. Une dernière contribution avant le silence.


"Reward The Scars" : le signal de retour

En avril 2026, KoRn a brisé quatre années de silence discographique avec "Reward The Scars", premier titre inédit depuis Requiem. Le morceau, extrait de la bande originale de l’extension Diablo IV : Lord of Hatred, a été accompagné d’un clip officiel dévoilé le 27 avril 2026.

Ce choix de véhicule — une bande originale de jeu vidéo — n’est pas anodin pour un groupe qui a toujours entretenu des liens avec la culture gaming et les univers sombres à l’esthétique gothique. Diablo IV offrait un cadre thématique cohérent avec l’identité de KoRn.

⚠️ Attention : "Reward The Scars" n’est pas présenté comme un extrait du prochain album studio, mais comme un titre indépendant lié à une bande originale. Il ne préjuge pas directement du contenu du quinzième disque.

Le 30e anniversaire comme pivot symbolique

En octobre 2024, KoRn a célébré les 30 ans de leur album éponyme avec un concert unique au BMO Stadium de Los Angeles, le 5 octobre. Un événement qui avait réuni en première partie Evanescence, Gojira, Daron Malakian and Scars on Broadway, Spiritbox et Vended. Une affiche qui ressemblait moins à un concert qu’à une déclaration d’influence.

Trente ans après un album qui a inventé le nu-metal, KoRn continue d’occuper une position centrale dans l’écosystème du rock lourd — ce qui rend d’autant plus lisible leur exigence pour la suite. Dans un panorama musical où d’autres scènes comme la musique latine connaissent des reconfigurations profondes avec des artistes comme Trueno ou Karol G, le rock alternatif américain cherche lui aussi à redéfinir ses contours.


La tournée européenne en ligne de mire

Selon les informations disponibles, KoRn prépare également une tournée européenne, qui constituerait un retour scénique important sur le continent. Si les dates précises n’ont pas encore été officiellement confirmées dans les sources consultées, la dynamique est clairement celle d’un groupe qui se prépare à une réapparition coordonnée : single, album, scène.

Cette approche rappelle celle d’autres groupes de rock qui ont su orchestrer leur comeback avec méthode. Le Troxy de Londres, récemment agrandi à 500 places, incarne d’ailleurs la vitalité retrouvée des salles de concert européennes, qui accueillent de nouveau des événements rock avec une capacité renouvelée.


Questions fréquentes sur le prochain album de KoRn

Combien de chansons KoRn a-t-il composées pour son nouvel album ?
Selon le guitariste Munky dans une interview à Rolling Stone Brasil, le groupe a écrit et retravaillé près de 40 chansons. Beaucoup ont été abandonnées ou reconstruites dans le processus.

Fieldy jouera-t-il sur le prochain album de KoRn ?
À ce stade, aucune information confirmée ne précise si Fieldy participera à l’enregistrement du quinzième album. Depuis son retrait de la scène en 2021, c’est Ra Díaz qui occupe la basse lors des performances live. Fieldy avait tout de même enregistré sur Requiem (2022) malgré son éloignement progressif.

Quand sortira le prochain album de KoRn ?
Aucune date de sortie n’a été annoncée à ce jour. Le groupe multiplie les compositions et les retravaux pour éviter ce que Munky appelle un album "médiocre".

"Reward The Scars" est-il un extrait du nouvel album ?
Non. Ce titre, sorti en avril 2026, est lié à la bande originale de l’extension Diablo IV : Lord of Hatred. Il ne s’agit pas officiellement d’un extrait du quinzième album studio.


Quarante chansons écrites pour n’en garder qu’une poignée : c’est le prix que KoRn semble prêt à payer pour revenir sur ses propres termes. Dans un secteur où la quantité prime souvent sur la durée, cette intransigeance artisanale mérite au moins d’être prise au sérieux — même si le résultat final reste, pour l’heure, suspendu dans un studio dont on n’entend encore que les rumeurs.


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