Jimmy Barnes Working Class Man 40th Anniversary Tour : la grande messe du rock australien à Melbourne
Vous avez assisté, ou manqué, l’un des événements musicaux les plus significatifs de l’année 2025 en Australie : la clôture du Jimmy Barnes Working Class Man 40th Anniversary Tour à la Rod Laver Arena de Melbourne. Quarante ans après la sortie de l’album qui a redéfini le rock populaire australien, Jimmy Barnes a choisi la capitale victorienne pour boucler une tournée nationale qui tenait autant du pèlerinage que du concert. La salle, l’une des plus emblématiques du pays avec ses 15 000 places, affichait complet. Et pour cause : ce n’était pas simplement un concert anniversaire de plus. C’était une réunion de famille — au sens propre comme au sens figuré.

Quarante ans de Working Class Man : ce que cet album représente vraiment
L’album Working Class Man, sorti en 1985, n’est pas qu’un disque. C’est un artefact culturel australien, une déclaration d’identité ouvrière portée par une voix capable de fendre le béton.
Jimmy Barnes — né James Dixon Swan à Glasgow, élevé dans les quartiers défavorisés d’Elizabeth, en Australie-du-Sud — a construit avec cet album un pont entre le rock dur et la pop accessible. Le titre éponyme, produit par Jonathan Cain du groupe Journey, est devenu l’un des singles les plus vendus de l’histoire de la musique australienne. Selon les données compilées par l’ARIA Charts (Australian Recording Industry Association), l’album a passé plusieurs semaines en tête du classement national et reste parmi les productions les plus diffusées de la décennie.
Célébrer ses 40 ans sur scène à Melbourne, c’est donc célébrer une page entière de l’histoire musicale d’un continent.

Le plateau : quatre artistes, une époque
La soirée à la Rod Laver Arena n’était pas un concert solo. Elle s’inscrivait dans une logique de festival intime, réunissant quatre figures majeures du rock et de la pop australiens des années 1980-1990.
- Kate Ceberano : chanteuse, pianiste et compositrice, révélée au grand public avec Brave (1989), elle représente la face soul et groove de cette génération dorée.
- Ian Moss : guitariste et chanteur, ex-membre fondateur de Cold Chisel — le groupe qui a lancé la carrière de Barnes —, il incarne la tradition du rock sudiste australien à guitare.
- Icehouse : groupe phare de la new wave australienne, mené par Iva Davies, dont les synthétiseurs et les mélodies atmosphériques ont façonné les années 80 locales avec des titres comme Great Southern Land et Crazy.
- Jimmy Barnes : en dernier, en tête d’affiche, en maître de cérémonie.
Ce casting n’était pas anodin. Il racontait, sur scène, la pluralité d’un son national qui n’a jamais été monolithique.
Les moments forts du concert : quand la scène devient familiale
Kate Ceberano ouvre les festivités
Kate Ceberano a inauguré la soirée avec une énergie communicative, enchaînant ses classiques dans une mise en scène sobre mais efficace. Sa voix, intacte, a immédiatement placé le public dans un état de réceptivité émotionnelle. Les titres You’ve Always Got The Blues et Pash ont déclenché des choruses collectifs dans la salle.
Sa setlist comprenait notamment :
- You’ve Always Got The Blues
- Pash
- Brave
- I’m A Woman
- Bedroom Eyes
Ian Moss : le guitariste qui parle aux âmes
Puis est venu Ian Moss, dont la présence scénique sobre contraste avec la puissance émotionnelle de son jeu de guitare. Ancien pilier de Cold Chisel, il a livré une performance centrée sur ses albums solos, notamment Tuckers Daughter (1989) et les singles qui ont suivi. Le moment de grâce ? Une version acoustique de Tucker’s Daughter qui a plongé une partie du public dans un silence respectueux, avant les applaudissements.
Sa setlist incluait :
- Tucker’s Daughter
- Telephone Booth
- The Stairs
- Too Late
- Honestly
Icehouse : la new wave ne vieillit pas
Iva Davies et Icehouse ont ensuite pris possession de la scène avec une maestria visuelle et sonore qui rappelait pourquoi ce groupe reste une référence de la synthpop et de la new wave australiennes. Great Southern Land, chanté en choeur par 15 000 personnes, a constitué l’un des sommets émotionnels de la nuit — ce frisson particulier qui naît quand une salle entière partage une même mémoire.
Setlist d’Icehouse :
- Great Southern Land
- Crazy
- Hey Little Girl
- Electric Blue
- Man of Colours
- We Can Get Together
Jimmy Barnes : l’apothéose
La dernière partie de la soirée appartenait à Jimmy Barnes. Il est entré en scène sous une ovation qui disait tout : l’affection, la fidélité, les années. Dès les premières mesures de Working Class Man, la Rod Laver Arena s’est transformée en quelque chose d’indéfinissable — un lieu de mémoire collective autant qu’un concert de rock.
Mais le véritable coup de théâtre est venu avec les apparitions familiales. Plusieurs de ses enfants, dont David Campbell (fils aîné, artiste accompli dans son propre droit) et d’autres membres de la fratrie Barnes, ont rejoint leur père sur scène pour des duos ou des choeurs. Cette dimension multigénérationnelle n’était pas un artifice marketing : elle témoignait de la transmission réelle d’un héritage musical au sein d’une famille singulière.
La setlist de Jimmy Barnes comprenait :
- Working Class Man
- Too Much Ain’t Enough Love
- Flame Trees (hommage à Cold Chisel)
- Drive My Car
- Lay Down Your Guns
- Stone Cold (avec Ian Moss en guest)
- Flesh and Wood
- Good Times (en collaboration avec tous les artistes de la soirée)
- She’s Got You (final avec la famille sur scène)
Le concert s’est terminé sur Good Times, le titre de INXS revisité en collaboration, avec l’ensemble des artistes de la soirée réunis sur scène — une image rare et puissante qui incarnait parfaitement l’esprit de cette tournée anniversaire.
La dimension multigénérationnelle : un héritage vivant
Ce qui distinguait ce concert de Melbourne des habituels exercices nostalgiques, c’est précisément cette transmission active. Le public n’était pas uniquement composé de quinquagénaires ayant acheté l’album en cassette à sa sortie. On y trouvait des trentenaires qui ont grandi avec ces chansons en héritage familial, des adolescents venus avec leurs parents, des couples qui célébraient leur propre histoire en parallèle de celle de Barnes.
La recherche en sociologie musicale, notamment les travaux conduits autour des live music events par des institutions comme l’University of Melbourne, indique régulièrement que les concerts anniversaires génèrent une densité émotionnelle supérieure aux tournées ordinaires, précisément parce qu’ils superposent plusieurs temporalités : le passé de l’œuvre, le présent du concert, et la mémoire personnelle de chaque spectateur.
Cette soirée à la Rod Laver Arena fonctionnait exactement selon ce principe.
Points clés à retenir :
- Le Jimmy Barnes Working Class Man 40th Anniversary Tour s’est clôturé à la Rod Laver Arena de Melbourne devant une salle comble.
- Quatre artistes majeurs du rock australien étaient au programme : Kate Ceberano, Ian Moss, Icehouse et Jimmy Barnes.
- Les apparitions de membres de la famille Barnes sur scène ont constitué l’un des moments les plus forts de la soirée.
- L’album Working Class Man (1985) reste l’un des enregistrements les plus emblématiques de l’histoire musicale australienne, selon l’ARIA Charts.
- La soirée s’est conclue sur Good Times, réunissant tous les artistes sur scène.
FAQ
Où s’est déroulée la clôture du Jimmy Barnes Working Class Man 40th Anniversary Tour ?
La clôture australienne de la tournée a eu lieu à la Rod Laver Arena de Melbourne, l’une des salles de spectacle les plus emblématiques d’Australie, d’une capacité d’environ 15 000 places.
Qui étaient les artistes invités lors du concert de Melbourne ?
Trois artistes en première partie ont précédé Jimmy Barnes : Kate Ceberano, chanteuse soul et pop ; Ian Moss, guitariste et ex-membre de Cold Chisel ; et Icehouse, groupe de new wave mené par Iva Davies.
Quelle est l’importance de l’album Working Class Man dans la musique australienne ?
Sorti en 1985 et produit par Jonathan Cain de Journey, Working Class Man est l’un des albums les plus vendus de l’histoire musicale australienne. Son titre éponyme a atteint la première place des ARIA Charts et est devenu un symbole de l’identité ouvrière australienne.
Des membres de la famille de Jimmy Barnes ont-ils participé au concert ?
Oui. Plusieurs enfants de Jimmy Barnes, dont David Campbell, ont rejoint leur père sur scène lors de la dernière partie du concert, offrant des moments de grande intensité émotionnelle et soulignant la dimension familiale de cet anniversaire.
Sur quelle chanson s’est terminé le concert de Melbourne ?
Le concert s’est clôturé sur Good Times, le titre popularisé par INXS, interprété en collaboration par l’ensemble des artistes présents sur scène lors du final.
La tournée a-t-elle inclus d’autres villes australiennes avant Melbourne ?
Oui, le Jimmy Barnes Working Class Man 40th Anniversary Tour était une tournée nationale australienne dont Melbourne constituait la date de clôture, après un parcours à travers plusieurs villes du pays.



