Split Enz de retour à Melbourne : la tournée Forever Enz 2026
Vous n’aviez plus entendu Split Enz fouler une scène australienne depuis vingt ans — et voilà que la Rod Laver Arena de Melbourne, le 13 mai 2026, s’est soudain transformée en machine à remonter le temps. Le groupe néo-zélandais a lancé sa tournée Forever Enz Tour 2026 avec une précision d’horloger et une nostalgie calibrée, prouvant que certaines légendes du rock australasien ne vieillissent pas : elles se bonifient, comme ces vins que l’on ouvre trop rarement. Vingt-deux titres, cinq décennies de carrière, une formation réunie autour des frères Finn — c’est le bilan d’une soirée qui restera dans les annales pour tout fan du rock néo-zélandais.
La tournée s’inscrit dans un contexte particulièrement fertile pour les grandes retrouvailles sur le sol australien : Sparks en Australie en 2026 avait déjà montré l’appétit du public pour ces formations cultes revenues d’entre les morts scéniques.

Un retour historique après vingt ans d’absence
L’équation est simple : Split Enz en Australie, c’est une affaire de décennies. Le groupe n’avait pas tourné sur le continent depuis une vingtaine d’années, une absence qui, dans le monde de la musique live, équivaut à une éternité géologique.
La Rod Laver Arena — l’enceinte multisports de Melbourne pouvant accueillir plus de 14 000 spectateurs — s’est imposée comme le décor naturel de cette résurrection. Un lieu à la mesure de l’événement, ni trop intime pour minimiser l’ampleur du retour, ni trop impersonnel pour diluer l’émotion.
📌 À retenir : Split Enz a ouvert sa tournée Forever Enz le 13 mai 2026 à la Rod Laver Arena de Melbourne, pour la première fois en Australie depuis vingt ans. La tournée s’étend à Sydney, Perth et Adélaïde.
L’année 2026 est présentée par le groupe lui-même comme une date significative dans l’histoire de Split Enz — un millésime de célébration et de retrouvailles, selon les termes employés par les organisateurs. On ne sait pas toujours pourquoi certaines années méritent qu’on s’y arrête. Celle-ci, visiblement, le méritait.

La formation : les piliers de toujours
Ce qui frappe d’emblée dans la composition de ce Forever Enz Tour, c’est sa rigueur dynastique. Le noyau dur de la formation réunit :
- Tim Finn, cofondateur et voix caractéristique du groupe depuis ses origines
- Neil Finn, son frère cadet, compositeur dont la plume a façonné quelques-uns des plus beaux titres de la discographie
- Eddie Rayner, claviériste historique dont les arrangements ont forgé l’identité sonore si particulière du groupe
- Noel Crombie, percussionniste et artiste visuel emblématique, complice de toujours
Cette colonne vertébrale originelle garantit une authenticité que les reformations de façade — si communes dans l’industrie — peinent généralement à offrir. Ici, ce sont les architectes de l’œuvre qui reviennent défendre leur bâtisse.
Les invités spéciaux de la tournée, Vika & Linda, sœurs au talent vocal reconnu, ont enrichi la soirée d’une dimension supplémentaire, apportant des harmonies qui ont amplifié certains des moments les plus marquants du set.
Vingt-deux titres qui traversent cinq décennies
Une setlist conçue comme un voyage
Vingt-deux chansons pour couvrir cinq décennies de carrière : l’exercice est périlleux, comme toujours lorsqu’il s’agit de distiller une vie entière en quelques heures. Split Enz a relevé le défi avec une setlist qui, selon les chroniques parues au lendemain du concert, a balayé l’intégralité de leur trajectoire artistique.
Le site Noise11, qui a couvert le concert dès le 14 mai 2026, évoque un set "comprehensive" — terme qui, dans le vocabulaire des journalistes musicaux anglo-saxons, signifie qu’on ne vous a pas escroqué sur la marchandise. Chaque période de la discographie a trouvé sa représentation, des premiers balbutiements art-rock néo-zélandais jusqu’aux œuvres de maturité pop qui ont fait entrer le groupe dans le panthéon de la musique australasienne.
L’équilibre entre nostalgie et cohérence
La difficulté pour un groupe de cette envergure consiste à ne pas transformer le concert en musée. Split Enz a visiblement choisi la ligne de crête : honorer le passé sans s’y emmurer. Le résultat, à en croire les comptes rendus, est un spectacle qui parle autant aux fans de la première heure qu’aux auditeurs venus découvrir en live des chansons entendues sur les playlists de leurs parents.
💡 Astuce : Si vous n’êtes pas encore familier de la discographie de Split Enz, les albums True Colours (1980) et Waiata (1981) constituent une porte d’entrée idéale avant d’assister à l’un des prochains concerts de la tournée.
Une production scénique à la hauteur de la légende
Visuels et mise en scène
Split Enz a toujours entretenu un rapport particulier avec l’image. Dès leurs débuts, le groupe s’est distingué par une esthétique visuelle avant-gardiste, presque théâtrale — costumes extravagants, maquillages géométriques, scénographies qui devaient autant à l’art contemporain qu’au rock.
La production de la Forever Enz Tour perpétue cette tradition. Les éléments scéniques et visuels distinctifs de la soirée ont contribué à faire de ce concert une expérience totale, pas un simple récital de chansons. C’est Noel Crombie, dont le rôle a toujours oscillé entre musicien et directeur artistique, qui incarne le mieux cette dimension pluridisciplinaire du groupe.
L’atmosphère de la Rod Laver Arena
La salle elle-même mérite une mention. La Rod Laver Arena — baptisée en hommage au légendaire tennisman australien — offre une acoustique et une configuration qui servent particulièrement bien les productions d’envergure. Le concert du 13 mai a débuté à 19h00, laissant toute la soirée pour un spectacle qui, selon toutes les indications, n’a pas lésié sur la durée.
Les packages VIP proposés par Live Nation pour cette tournée témoignent de l’ampleur commerciale de l’événement : lounge pré-show de 90 minutes, cocktail de bienvenue, boissons offertes, canapés, poster collector en édition limitée, laminate commémoratif. Le groupe de rock néo-zélandais traite ses fans avec les égards qu’on réserve habituellement aux diplomates.
Les prochaines dates australiennes
Melbourne n’est que le premier acte. La tournée Forever Enz s’étend à plusieurs grandes villes australiennes, confirmant l’ambition nationale d’un retour que les organisateurs ont voulu exhaustif :
| Ville | Lieu |
|---|---|
| Melbourne | Rod Laver Arena |
| Sydney | À confirmer |
| Perth | À confirmer |
| Adélaïde | À confirmer |
Cette couverture nationale place la tournée dans la catégorie des événements musicaux majeurs de l’année 2026 en Australie — aux côtés d’autres formations qui ont choisi ce millésime pour (re)descendre dans l’hémisphère sud. Les amateurs de rock des années 70-80 sont d’ailleurs particulièrement gâtés cette saison : Sweet en Australie avec The Final Blitz Tour et Enuff Z’Nuff et Pretty Boy Floyd en tournée australienne complètent un calendrier qui ressemble à une rétrospective vivante du rock d’une époque.
Questions fréquentes
Quand Split Enz a-t-il joué pour la dernière fois en Australie avant cette tournée ?
Le groupe n’avait pas tourné sur le sol australien depuis environ vingt ans avant le lancement de la Forever Enz Tour en mai 2026.
Qui sont les membres de Split Enz présents sur la tournée Forever Enz 2026 ?
La formation réunit Tim Finn, Neil Finn, Eddie Rayner et Noel Crombie, avec les invités spéciaux Vika & Linda.
Combien de chansons Split Enz a-t-il joué à Melbourne le 13 mai 2026 ?
Le groupe a interprété 22 titres lors de la soirée d’ouverture à la Rod Laver Arena, couvrant cinq décennies de carrière.
Dans quelles villes australiennes Split Enz joue-t-il sur la Forever Enz Tour ?
La tournée couvre Melbourne, Sydney, Perth et Adélaïde en mai 2026.
Peut-on encore acheter des billets pour la tournée Forever Enz ?
Les billets et packages VIP étaient disponibles via Live Nation Australie. Vérifiez la disponibilité directement auprès des billetteries officielles, les dates étant susceptibles d’être complètes.
Vingt ans d’absence, vingt-deux chansons, quatre membres fondateurs — les chiffres de la Split Enz Forever Enz tour Melbourne 2026 racontent une équation dont le résultat, à la Rod Laver Arena, a largement dépassé la somme de ses parties. Pour ceux qui n’étaient pas à Melbourne le 13 mai, Sydney, Perth et Adélaïde restent des occasions de rattraper le temps perdu. Certains groupes méritent qu’on fasse le voyage.


